le podcast un jour- un métier démarre !

Ta-daaaa !

Confinement oblige, nous avons mis notre envie de rencontrer et observer les métiers de côté pour quelques semaines.

Il n’empêche que la curiosité est là, et Pimprenelle, 9 ans, a commencé à jouer la journaliste !

Celle qui s’est laissé convaincre, a fait preuve d’une immense patience et nous a surtout passionnées, c’est Lucie, Opératrice numérique !

Pour l’écouter c’est ici !

Le texte est ci-dessous, mais c’est bien mieux de l’écouter !

psssst si vous avez envie d’être interrogé pour raconter votre métier, contactez-nous !

Valentine : Bonjour, bienvenue dans le podcast « un jour un métier par Pimprenelle ». Pimprenelle, c’est à toi !

Pimprenelle : Bonjour Je m’appelle Pimprenelle, j’ai 9 ans et je rencontre aujourd’hui Lucie, qui est opératrice numérique.

Bonjour Lucie, pouvez-vous me dire en quoi votre métier consiste, et en quoi il est utile ?

 

Réponse : Je suis le prolongement du métier de photographe. Quand un client fait travailler un photographe, il s’agit d’un « shooting ». Je suis avec lui ou je reçois les photos sur mon ordinateur. Je regarde les photos qu’il a faites et je vérifie TOUT : si c’est net, si la lumière est correcte, comme le client du photographe le souhaite, si le produit qui est photographié est bien positionné, ou si la personne ne ferme pas les yeux, si c’est un mannequin par exemple.

Je fais ce qu’on appelle l’éditing avec le photographe c’est-à-dire le tri des images.

Celles qui nous paraissent être les meilleures.

Je peux ensuite faire des retouches selon les consignes du client.

Par ex, on peut me demander de nettoyer un fond, retirer les poussières sur un produit, mais aussi de coloriser un vêtement, d’éclaircir une partie de l’image, d’effectuer plusieurs recadrages, d’aligner l’horizon, de rendre l’herbe plus verte ou le ciel plus bleu, etc..

 

En résumé, mon travail c’est de finaliser le travail du photographe et de livrer une image qui correspond aux critères du client. Le bon format, le bon rendu.

 

Merci Lucie, c’est très intéressant, mais dites-moi, qu’est-ce que vous aimez le plus dans ce métier ?

Ce que j’aime dans mon métier : c’est très varié. Je peux travailler sur plein d’images différentes car avec plein de clients différents.

Je vois donc beaucoup de choses : des bijoux, des chaussures, du PAP, des décors paradisiaques parfois (des plages sublimes pour des maillots de bain)

Je travaille régulièrement avec des marques de luxe. Autant dire que c’est assez plaisant de voir de si beaux produits car je sais bien que je ne pourrai jamais me les offrir. Et surtout, ça me plait de contribuer à la réalisation d’un catalogue ou d’une campagne de pub.

 

Ah oui, je comprends ! Et pourriez-vous nous raconter l’histoire de ce métier ?

 

Oui à l’origine, bien avant l’arrivée du numérique, on nous appelait les laborantins. Les photographes shootaient, ou plutôt prenaient les photos avec des appareils « argentiques » dans lesquels on glissait des plan-films ou des pellicules.

Et les laborantins étaient en charge de développer les films et d’effectuer les tirages sur papier. Dans un laboratoire donc, dans le quasi-noir total, et en manipulant des produits chimiques comme le révélateur ou le fixateur.

J’ai connu cette méthode de travail. J’ai eu la chance d’apprendre mon métier, juste avant l’an 2000 et j’ai d’abord été formée aux techniques argentiques. C’était magique. J’ai adoré.

Quand l’image apparait progressivement dans le bain de chimie, c’est vraiment magique.

Quand aujourd’hui tout est instantané… je me dis que j’ai eu de la chance de voir ça.

On utilisait aussi de fins pinceaux pour retoucher les tirages. On appelle ça « la repique ».

Moi j’adorais ça aussi.

Bref, à cette époque, on devait attendre un temps bien précis que la chimie fasse son travail. On découvrait ensuite le résultat et on recommençait depuis le début si ça ne nous convenait pas.

Aujourd’hui, on gagne un temps fou avec le numérique.

 

Quelle époque ! Mais revenons à aujourd’hui, Lucie, vous voulez bien ? Que faites-vous en commençant votre journée de travail ?

 

Réponse : Et bien j’allume mon ordinateur, car c’est mon outil de travail.

Si je suis au bureau, j’ouvre le logiciel PHOTOSHOP et je suis prête.

Je télécharge alors toutes les images que l’on m’a envoyées et je commence mon travail.

Si je suis sur un shooting, c’est à peu près la même chose.

J’allume mon ordinateur.

Après avoir fait le point avec le photographe sur les images à faire dans la journée, je m’installe et le shoot peut commencer.

 

Ah nous sommes bien loin de la salle plongée dans le noir en effet …

J’ai une autre question, qui intéressera nos auditeurs je crois : Pouvez-vous nous faire decouvrir un mot qui a un sens special dans votre metier ?

 

Oui, je pense immédiatement au mot : fluidité.

En traitement d’images, sur Photoshop, c’est un filtre.

C’est un outil complétement magique qui permet de déformer, dilater, étirer, déplacer ou contracter les pixels de l’image. Ces déformations peuvent être légères ou accentuées, selon les besoins. Ces retouches peuvent modifier et donner un sens complètement différent à l’image.

Ce filtre est énormément utilisé dans les domaines de la mode et de la publicité, pour obtenir une silhouette plus homogène, harmonieuse. Heureusement aujourd’hui, il y a moins d’abus sur ce genre de retouche. On revient de plus en plus à un aspect « plus naturel » et moins retouché sur les photos avec mannequin.

Encore qu’il reste des marques qui se sentent moins concernées par ce sujet…

Depuis octobre 2017 un décret rend obligatoire la présence d’une mention « Photographie retouchée » pour éviter les abus, car les images de la vraie vie sont belles, finalement, non ?

 

Oui, vous avez raison, Lucie, je suis parfois déçue lorsque j’ouvre un paquet et que ce qui est dans la boite ne ressemble pas à la photo qui est dessus ! Pour finir, je suis sûre que vous avez un savoir faire qui vous est tres utile dans votre travail et que peu de gens connaissent ?

 

Je dirai la connaissance du fameux « cercle chromatique ». C’est-à-dire connaitre les couleurs complémentaires. Non seulement les connaitre mais être capable de les voir.

Par ex, si une image est un peu bleue, savoir le distinguer et le corriger avec du jaune.

C’est un métier où la précision est importante.

Il faut exercer ses yeux sans cesse au début, et puis rapidement on prend des automatismes, cela devient facile !

 

Merci Lucie, pour votre témoignage pour le podcast Un jour un métier, merci Pimprenelle, à bientôt pour découvrir un nouveau métier !

 

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